Confessions d'un automate mangeur d'opium - Entretien avec Fabrice Colin
Confessions d'un automate mangeur d'opium
 
Mathieu Gaborit et Fabrice Colin ont écrit à quatre mains cet exceptionnel roman steampunk. Si vous voulez en savoir plus sur ce livre, regardez donc par ici ! Ce questionnaire a été envoyé à Mathieu Gaborit et Fabrice Colin... Leurs réponses sont indépendantes, enfin normalement... :-)

Pour lire les réponses de Mathieu, cliquez ici.

 
Fabrice Colin
 
Fabrice Colin 


Souffre-Jour : Comment vous est venue l'idée de ce roman, et comment surtout vous est-il venu l'idée de l'écrire à deux ? Comment s'est passée la collaboration, et cela c'est-il passé comme vous l'espériez au début ?

Fabrice Colin : L'idée, si je me souviens bien, était de faire une série steampunk. Ecrire à deux représentait à la fois une envie et une nécessité : nous pensions que ça irait plus vite, et mnémos avait besoin de titres. Je connaissais Mathieu depuis assez longtemps pour savoir que la collaboration se passerait bien. Nous avions déjà travaillé ensemble sur des suppléments de jeux de rôle et nos univers se complétaient de façon intéressante.


Souffre-Jour : Comment se sont passées les premières heures de ce roman : choix du titre, des personnages, du décor, de l'intrigue, et autres ?

Fabrice Colin : Le titre, c'est moi qui l'ai proposé. On lançait des idées en l'air, avec une vague idée du thème, et j'ai pensé à ce bouquin de De Quincey, Confessions d'un mangeur d'opium . C'était suffisamment bizarre pour éveiller notre intérêt. Avec Mathieu, nous avons passé deux jours entiers dans un café, à bâtir le monde et l'intrigue du premier roman : ce qui est montré dans Confessions n'est que la partie immergée de l'iceberg, il reste encore 90% des idées sous la surface. Le choix des personnages a été dicté en partie par des raisons pratiques : il fallait deux voix bien distinctes, et deux personnes suffisamment " impliquées " pour avoir un rôle égal dans l'intrigue. Un frère, une sœur. Et aucune prédisposition à l'aventure.


Souffre-Jour : Vous avez choisi de faire évoluer des personnages qui ont existé... Pourquoi ? Et où s'arrête la réalité, ou commence la fiction dans ce foisonnement de personnages, principaux ou secondaires, dans les lieux et les évènements cités ?

Fabrice Colin : On est dans une uchronie : même si certains personnages ont vraiment existé, on ne peut pas dire que ce soit eux. Si Rimbaud avait vécu dans un monde dominé par l'éther, il ne serait plus le Rimbaud que nous connaissons. On ne peut être sûr de rien. A partir de là, il est possible de jouer en toute liberté sur les mélanges entre événements réels et imaginaires. Pour l'Exposition Universelle, nous nous sommes basés sur des plans d'époque. Pour les personnages existant, nous avons respecté les dates. Mais c'était plus par respect, par amour de cette époque que par réelle obligation.


Souffre-Jour : Comment, en pratique, s'est déroulée l'écriture du livre, comment vous êtes vous répartis la tâche (le choix des personnages) ? L'un écrivait un chapitre, puis le passait à l'autre ? Ou bien chacun a écrit sa moitié avant de mettre en commun ? Ou autrement ?

Fabrice Colin : Un personnage chacun, un chapitre chacun. Toute l'histoire a été écrite en commun. Nous avons fait en sorte qu'on puisse suivre l'intrigue en passant régulièrement d'un personnage à un autre. Mais nous sommes rentrés chez nous et chacun a écrit sa partie. Ensuite, nous nous sommes retrouvés pour les raccords, et Stéphane Marsan s'est emparé du bébé, avec l'aide de Célia Chazel, stagiaire à l'époque. Il y a eu quelques changements à apporter - le processus classique.


Souffre-Jour : Carte blanche : cette question n'en est pas une. Un espace pour nous dire tout ce qui vous passe par la tête sur ce roman, à quelque niveau que ce soit, sur le roman lui-même ou sur son écriture... Vous avez l'espace que vous voulez, de deux mots à plusieurs pages... à votre guise !

Fabrice Colin : Bon.
Je suis assez content de ce roman.
Dans mon esprit, il garde une coloration très particulière, parce que je l'ai écrit avec Mathieu, et que j'ai adoré ça. Je voulais que Mathieu se sente bien avec ce livre, qu'il soit heureux de l'écrire - il y a tout de suite eu cette envie à moi, d'adoucir un peu les contours pour lui, parce que les choses n'ont pas toujours été faciles.
En ce qui me concerne, l'écriture a été une vraie partie de plaisir. Je faisais Margo, et c'était la première fois que je me glissais dans la peau d'une femme, il faudra que je recommence, d'ailleurs.
Le roman a été très bien accueilli.
Il a obtenu le prix Bob Morane.
Il a fini second au Grand Prix de l'Imaginaire, et second aussi au prix Tour Eiffel - à chaque fois de peu. Je pense toutefois qu'il ne méritait pas pleinement ces prix, il y a donc une justice.
Mathieu et moi avons longtemps pensé à une suite.
Je sais qu'elle verra le jour, j'en ai l'intime conviction.
Je sais même chez quel éditeur, mais il y a une cette vieille superstition qui empêche de dire quoi que ce soit avant d'avoir les contrats en mains. Il faudra donc attendre encore un peu. Mais ça arrivera.
Ne serait-ce que parce que le background de la série est trop riche pour rester indéfiniment en friche.
 
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