Province Liturgique


Province liturgique Capitale : Neuvêne
Monnaie : le sou (= 1 pièce d’or)

Avec l’Urguemand et la Janrénie, la Province liturgique faisait autrefois partie du célèbre empire d’Armgarde qui se scinda en trois pour donner naissance à ces trois pays. Contrairement à ses voisins, ce pays n’entretient que très peu de rapports directs ou commerciaux avec les autres royaumes de l’Harmonde et se montre parfois hostile envers la Janrénie. Son but est simple : reconstituer l’Armgarde sous sa bannière en annexant ses voisins.

Le pays est dirigé par une théocratie fondée sur le culte de saint Neuvêne. Martyr lors des guerres fratricides qui précipitèrent la division de l’empire d’Armgarde, il est devenu depuis l’objet d’un culte strict et reste proclamé par la population liturge comme l’héritier légitime du trône. Son Eglise le considère comme le messie de l’Harmonde, et tente par tous les moyens de convertir les « hérétiques » et d’inculquer aux royaumes les préceptes de ses livres saints.
 
 

Les chapelains sont les troupes du royaume, constituées par n’importe lequel de ses habitants, et pouvant être mobilisées à tout instant. Chaque Liturge doit pour cela cinq ans de sa vie à la Sainte Armée. Parmi ces troupes se trouvent les célèbres Défroqués, de violents moines pénitents et brûlés, sauvés des flammes d’un bûcher par l’Emprise et chevauchant des licornes à la corne tranchée.
Les chapelains sont dirigés par les Vicaires, des prêtres-soldats pouvant célébrer des messes et possédant de petites parcelles de terre. Ils rendent compte aux Archevêques, la véritable noblesse liturge. Les responsabilités ministérielles sont confiées aux Primats, à la ferveur sans pareil, qui désignent parmi eux le Premier Liturge, incarnant la volonté de saint Neuvêne et considéré comme le chef du royaume. Enfin, les Inquisiteurs se chargent de faire respecter la parole des livres saints dans tout le pays, ainsi que de combattre la présence des démons. Les mages du Cryptogramme magicien sont correctement traités en Liturgie, à condition qu’ils n’expriment pas de penchants « hérétiques ». Les saisonins en revanche souffrent d’un certain racisme dû à l’ignorance d’une population superstitieuse.
 
La Province liturgique est un pays aux hivers rigoureux, aux étés frais, et aux printemps pluvieux. Les reliefs sont constitués de petites collines boisées, de vallées fertiles et de nombreux marécages boueux.
La Province liturgique a dressé un rempart de plusieurs centaines de kilomètres pour fermer ses frontières avec la région des Cornes , dont les créatures sauvages n’avaient de cesse de lancer des attaques sur ses terres. Appelé Mur de la foi, il présente sur sa face interne l’architecture d’une immense cathédrale aux proportions démesurées. Mais l’étrangeté la plus célèbre du royaume reste sans conteste la mystérieuse cité d’Abyme

 

 

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ABYME
Monnaie : le denier (= 2 pièces d’or)

Cette cité, baroque par excellence, fut bâtie sur un ancien marais et figure comme un point noir sur le visage « immaculé » de la Province liturgique. Ses quartiers, plus étranges les uns que les autres, sont séparés par des canaux sillonnés de gondoles. Ses rues abritent, sous les « tic-tac » incessant de milliers d’horloges, le pas de personnages hauts en couleurs et les courses des nombreuses chaises à porteurs. Abyme est une cité-état indépendante, avec ses propres lois et son propre gouvernement, servant de terrain neutre aux diplomates de l’Harmonde tout entier. C’est pourquoi son anneau extérieur est divisé en autant de secteurs que de les royaumes Crépusculaires, chacun sous la responsabilité d’un diplomate.

Abyme est gouvernée par deux pouvoirs : le palais d’Acier, dont les juges aux yeux remplacés par des billes d’acier font régner une loi implacable, et le palais des Gros, abritant les Gros, classe aristocrate et décadente aux origines mystérieuses, représentant l’autorité spirituelle et mystique de la cité.
 
Mais Abyme est avant tout la ville des conjurateurs, où les démons sont monnaie courante et les pratiques abyssales tolérées au grand jour. C’est par Abyme que l’on peut accéder à Outrerive, anti-chambre des Abysses, ouverte aux mortels désireux de rentrer en contact avec le non-royaume.
Cette affinité qu’entretient depuis toujours la ville avec les Abysses explique en partie la puissance d’Abyme et la raison pour laquelle ce lieu prospère sur les terres liturges en toute impunité. Les Primats, effrayés par le soutien des Hauts Diables dont jouissent les Abymois, ne peuvent prendre le risque d’une attaque frontale…
 
Pour plus de précisions sur la cité d’Abyme et ses mœurs uniques en Harmonde, nous vous invitons à vous procurer le cycle de romans du même nom, écrit par Mathieu Gaborit, ainsi que le Souffre-jour n°3, pour découvrir Outrerive.


 

 
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