Farfadets

 

L’histoire du printemps reste très marquée par la disparition de son premier décan. A la suite de ce tragique incident, Farfa le vert  (cf. Petite histoire des saisons ) fut désigné par ses pairs comme coupable de la mort des poucets et responsable de la chute du Primarbre. Lui et ses lutins furent alors bannis des forêts et de leur décan. Leurs arbres respectifs furent abattus et beaucoup en perdirent la raison. D’errances en exils, les survivants finirent par infiltrer les villes humaines. Bien plus tard, la Dame du Printemps accepta de les prendre de nouveau sous son aile et désigna les descendants de Farfa comme le décan qui remplacerait les poucets. Ainsi naquirent les farfadets.

 


Les origines lutines des farfadets ont toujours été contestées par ces derniers avec véhémence et les lutins eux-mêmes ont du mal à croire que leurs cousins des villes aient pu un jour être leurs semblables. Les farfadets rapportent que les premiers d’entre eux naquirent des larmes amères et du sang des griffures de la Dame du Printemps. Nul ne sait aujourd’hui où se situe la vérité sur leurs véritables origines et si la légende de Farfa est véridique ou calomnieuse. Plus rien ne lie aujourd’hui les deux décans qui s’opposent depuis toujours. Si les lutins sont des saisonins forestiers, les farfadets sont urbains avant tout. D’apparence similaire aux lutins, seuls leurs traits de visage plus émaciés les distinguent de leurs cousins éloignés. Ce sont de formidables acrobates pouvant devenir des voleurs émérites. Souvent tournés vers la pègre et la maraude, ils s’organisent selon ce qu’ils nomment les échiquiers, sortes de conseils des guildes se réunissant dans les bas-fonds des cités, dans un lieu secret appelé la cour des miracles. Pour plus de précision sur ce point, nous vous invitons à vous procurer le Souffre-jour n°4, la Maraude, disponible sur le présent site du Souffre-jour.

 


Privés de magie naturelle, les farfadets ont développé un art consommé de la prestidigitation et du passe-passe. De plus, leur lien avec les Danseurs est si intime qu’ils ont appris à les attirer et à les chasser mieux que quiconque. Cela leur confère un statut de choix au sein du Cryptogramme magicien. Souvent plus enclins à la pratique de l’éclipsisme, leur tempérament individualiste les pousse vers la ruse et le baratin pour parvenir à leurs fins. Inventifs et vifs d’esprit, certains ont su développer une telle maîtrise de la serrurerie et des petits mécanismes qu’ils parviennent à fabriquer des merveilles, comme des automates joueurs d’échecs ou des pièges élaborés. Beaucoup de ces farfadets sont réunis dans une guilde dite des machineurs.

 


Les farfadets sont des saisonins éminemment politiques et révolutionnaires, «empêcheurs de penser en rond», haïssant la tyrannie et tout ce qui bride l’autonomie de chacun. C’est pourquoi on compte énormément de cabales farfadines agissant activement contre telle ou telle idée ou pouvoir qu’elles auraient jugé trop fasciste.

 


Une légende farfadine les pousse à chercher depuis toujours ce qu’ils nomment l’Ame-ville. Cette dernière leur permettrait de se lier avec la cité qu’ils habitent, de la même façon qu’un lutin est lié à son arbre. Nul ne sait aujourd’hui s’il s’agit d’une réalité ou d’une simple légende.
Il existe des farfadines et des farfadets.

 

 

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La Gazette du satyre Alraune

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Il était temps ! (haha !)

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